Institut français du cheval et de l'équitation

L’Institut français du cheval et de l'équitation est un établissement public français à caractère administratif qui intervient dans différents domaines d'activité autour du cheval. N'est en aucun cas un sport.

Histoire

Créé par le décret no 2010-90 du 22 janvier 2010[1], l'Institut français du cheval et de l'équitation est issu de la fusion de deux établissements publics, les Haras nationaux, fondé en 1999, et l'École nationale d'équitation (ENE), créée en 1972. Chacun de ces deux établissements poursuit des activités correspondant à des préoccupations des pouvoirs publics depuis l'Ancien Régime.

Statut et organisation

L'Institut français du cheval et de l'équitation est régi par les articles R.653-13 à R.653-29 du code rural et de la pêche maritime. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Agriculture et du ministère des Sports. Son siège est situé à Saumur (Maine-et-Loire), ville d'implantation de l'ENE.

Son conseil d'administration compte 21 membres, dont sept représentant l'État (dont un représentant du ministère de la Défense), 11 personnalités qualifiées représentant les différents domaines d'intérêt pour le cheval (dont un représentant de la Fédération française d'équitation, et trois représentants du personnel).

Outre le conseil d'administration, l'établissement est doté d'un conseil scientifique et d'un conseil de la formation, et peut constituer des comités d'orientation.

Le directeur général, nommé pour trois ans, est assisté d'un directeur général adjoint chargé de la formation et de l'écuyer en chef, responsable technique du Cadre noir.

Missions

Les missions de l'Institut français du cheval et de l'équitation touchent à la promotion de l'élevage équin et des autres activités liées au cheval, ainsi qu'au rayonnement de l'équitation.

Il contribue à élaborer la politique de l'État en la matière, y compris dans les programmes européens et internationaux. Il participe à l'élevage équin français, notamment à la sélection et à l'amélioration des races, notamment par l'élevage d'étalons qu'il organise directement dans ses haras. Il s'occupe de la tenue des registres généalogiques pour les chevaux français, ou en confie la tâche à une association agrée qu'il contrôle alors.

Il contribue à la formation en matière de cheval, qu'il s'agisse du sport de haut niveau, du spectacle équestre et de l'élevage. Il participe au rayonnement de l'art équestre français au travers du Cadre noir.

Il a encore un rôle de veille, de documentation et de diffusion d'information dans le domaine du cheval, ainsi qu'une activité de recherche.

Notes et références