Robert Rigot

Robert Rigot ( à Paris, 18e, en France - à Bourges, est un dessinateur.

Biogtaphie

Son père était gardien de la paix et sa mère couturière.

Dès son plus jeune âge, Robert se passionne pour le dessin. Aussi, après des études scolaires classiques jusqu’au certificat d’études complémentaires, il entre à l’École des Arts Appliqués de Paris, dont il sort diplômé, en 1926, avec le premier prix de croquis.

En 1929, Robert effectue son service militaire dans l’armée de l'air, au 2e régiment d’aviation de chasse (Escadrille des Cigognes) à Strasbourg. Il y gagne le grade de sergent[1].

Sa vie professionnelle avant la guerre de 1939-1945

  • 1924-1928, premiers dessins publiés dans la revue La Dépèche Médicale et Le vieux bistouri.
  • 1926, il rencontre son premier patron à l’atelier ROBYS à Montmartre. Il réalise le décor de boîtes de chocolat et de parfumerie.
  • 1930, il entre à l’atelier CECHETTO et crée ses premières affiches de cinéma.
  • 1932, il travaille alors pour son propre compte comme dessinateur aux activités polyvalentes, dans le dessin publicitaire, les affiches et les dessins de journaux.
  • 1933, album Cricky et Rockey dessiné pour les Éditions Gordinne de Liège, repris en 1948 dans le journal de Francette et Riquet (Ed Touret à Chatellerault).
  • 1935, il rencontre Paulette Dupuy, secrétaire à l'imprimerie Georges Lang avec qui il collabore, et l’épouse.
  • 1936, album Dako le Corsaire (un singe) chez Gordinne à Liège.
  • 1937-1938, en parallèle avec sa vie professionnelle, il effectue des périodes militaires comme réserviste dans l'artillerie.
  • 1938, la vie héroique de Mermoz (publié dans le journal L’Épatant.
  • 1938, Contes de Grimm (Illustrations de 8 récits pour les Éd. Gordinne).
  • 1936-1939, illustrations de romans, Éditions Chagor (Ed Gordinne).
  • 1938-1939, illustrations dans Bob et Bobette (Dargaud).
  • 1939, pour le journal mensuel Allo les jeunes (Éd. Dargaud), il crée le personnage de Jim Hardmann Le justicier du Texas.

Pendant la guerre

  • 1940, bien que réformé temporaire pour maladie, il s’engage comme volontaire. Il est affecté comme secrétaire dessinateur au bureau de la section technique de l’artillerie (STA). C’est là qu’il rencontre l’abbé Gaston Courtois, un des fondateurs du mouvement Cœurs Vaillants, qui le fera entrer aux Éditions Fleurus comme dessinateur illustrateur.
  • 1940, c’est le début de la collaboration avec les Éditions Fleurus. Nombreuses publications dans les journaux de la presse catholique Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes.
  • Il dessine aussi de nombreux fascicules de propagande pour le mouvement Cœurs Vaillants & Ames Vaillantes
  • À l’international, publications de dessins ou récits complets d’actualité ou bien des séries dans Kisito (Afrique Noire) et Ibalita (Madagascar), Bamba (Brésil), Corval (Colombie), Anis et Atfal (Magreb) édités chez Fleurus.
  • 1941, naissance de sa première fille Roselyne, à Lyon, en zone libre. Il reçoit son travail depuis Paris par courrier clandestin, dans la doublure d’un veston.[2]
  • Il crée l’histoire Jean Cordier dans Cœurs Vaillants aux Éditions Fleurus, dont il fait textes et dessins, dont La cité perdue.
  • 1940-1941, il dessine La Fleur Noire (publiée dans Ames Vaillantes).
  • 1940-1961, il est nommé dessinateur principal du mouvement Coeurs Vaillants – Ames Vaillantes, titre décerné par le Père Gaston Courtois, Aumônier National du Mouvement.
  • 1944, naissance de Marie-Chantal sa deuxième fille, à Paris.
  • 1945-1957, sous le pseudonyme de Bob O’Rigt, il dessine 13 albums parus dans Bibi Fricotin et 2 parus plus tard dans le Journal des Pieds Nickelés, dont Les Rapaces et L’étoile du Shériff.
  • 1946, il dessine diverses publications pour des ouvrages scolaires allemands.

La période d’après la guerre

  • avant 1947- Sortie de l’album «Yveline au grand Cœur»
  • 1948 - Le journal mensuel de Bob et Bobette (Dargaud) lui confie des dessins.[3]
  • A partir de 1948, il dessine pour la collection « Belles Histoires et Belles vies » dirigée par l’abbé Jean PIHAN aux Editions Fleurus environ 45 albums, qui seront réédités en 15 langues.

Il fait fonction de reporter et illustrateur de vies de fondateurs d’ordres religieux, dont :

    • Notre Dame de Fatima,
    • La belle vie de Notre-Dame
    • Le Bon Pape Jean,
    • Histoire de l’Eglise (2 tomes)
    • St Vincent de Paul,
    • Ste Thérèse de L’enfant Jésus,
    • Ste Jeanne d’Arc,
    • Ste Bernadette…
  • 1949/1950 : « Gilette au Val Dormant » publication dans le journal Ames Vaillantes, et création de l’héroïne pour les Ed Fleurus
  • 1950 à 1964 Naissance de son plus grand héros Frédéri le gardian et son compagnon Ulysse, sur des textes de Raymond LABOIS puis Guy HEMPAY. Il signe ses dessins avec un paraphe permettant de lire "Robert 190" que de nombreux lecteurs ont pris pour un matricule. Une vingtaine de titres seront publiés dans le journal Cœurs Vaillants, dont les plus célèbres sont :
    • Sous le signe de l’oiseau de feu
    • Sur la piste des Carpates
    • Le secret de Badami
    • Signé: MAKOBA ...
  • 1950 à 1955 Il dessine « Chantal » une série de 7 histoires, publiées dans Ames Vaillantes, dont Chantal au Katanga
  • Dans les années 1950, il dessine dans Benjamin des illustrations de textes de Paul Guth (Tartarin, Les trois mousquetaires…)
  • Il fait des illustrations de romans publiés par les Ed Fleurus
  • Nombreux dessins dans Eve (illustrations de chroniques sentimentales), et dans La Presse (faits divers, illustrations)
  • 1958 à 1961 « Anaïs du Far West » héroïne créé par Guy HEMPAY (pseudonyme de Jean-Marie PELAPRAT) pour Ames Vaillantes.
  • 1960 Président adjoint du Syndicat National des Artistes Dessinateurs Français[4], il obtient du gouvernement avec Jean TRUBERT, la Carte de Presse pour les dessinateurs illustrateurs.

Les années 1970

  • 1974 à 1977 Il dessine le célèbre « Zorro » pour Le Journal de Mickey. Une dizaine d’aventures du célèbre Zorro/Don Diego et son cheval Tornado, inspiré des séries TV de Walt Disney, dont :
    • 1974 « On a volé Tornado »
    • 1975 « La trahison de Garcia »
    • 1975 « Zorro contre Don Diego »…

Robert est décoré des Palmes académiques.

  • Il illustre de nombreuses BD pour Intermonde Presse : dans Le Parisien Libéré, Le Progrès de Lyon, L’Humanité
  • Pour Détective il crée des illustrations de faits divers et caricatures
  • Pour l’Agence Intermonde dans Nice Matin, il dessine la série « Allô Police ! » (énigmes policières)
  • En 1976 ses dessins réalisés pendant le procès d’Aléria sont diffusés un peu partout, y compris à la télévision.
  • De 1974 à 1980 Illustrations de romans pour les éditions Hemma dans « Notre livre Club pour la Jeunesse »,dont :

1975 Il est décoré Chevalier de l’Ordre national du mérite et en 1976 il est fait Chevalier de l’ordre de Saint Sylvestre

  • 1981 Une de ses dernières séries de dessins est destinée à l’almanach Achille Talon (Dargaud) dont une histoire de la BD « Le béaba de la BD »
  • Fin 1992 Robert et son épouse Paulette partent en Berry poursuivre leur retraite plus au calme, et se rapprocher de leurs nombreux petits enfants.

Robert décède le à Bourges, il a 89 ans. Il retrouve son épouse Paulette, décédée deux ans avant lui, au cimetière de Sainte Solange (18), après une vie bien remplie[5].

Notes

  1. Robert Rigot, Histoire de ma vie, source familiale.
  2. Cahiers autobiographiques de Robert Rigot, source familiale
  3. L'Hebdo de la BD n°90 du 6 octobre 1991
  4. Selon Carte de Visite de Robert Rigot
  5. Information familiale